Tu menais ta vie tranquille, dans cette ville de Metropolis. On avait notre petite maison, l'ordre et le calme y regnait. Pourquoi ce doit-etre ce genre de choses qui nous doit etre enlevées ?
Un beau matin de printemps, tu m'avais demandé en mariage, les yeux brillants et plein d'amour. Normalement, comme dans toutes les vies normales, c'est a partir de ce moment précis que débute la vraie vie. A l'école, on nous avait appris que l'Humanité se dégraderai petit-à-petit, car le soleil commencait déja a rétrécir, pour devenir une naine Rouge, puis exploser. Dix ans sont passés déja, le Soleil rétrécit surement, mais nous avions l'intention tous de finir notre vie. L'Etat du pays nous avait informé de cette catastrophe, et nous avions l'obligation de ne plus avoir d'enfants. Les générations futures ne pourraient rien contre l'explosion du Soleil, et tous mourraient. Les familles savaient qu'elles n'allaient pas avoir de problemes, car la fin était prévue pour dans 12O ans, mais malgré tout, le peuple se faisait enthousiaste et heureux, même s'il n'y aura plus personne apres eux.
On se disait "Pourquoi s'attrister pour des personnes pas encore nées ?"
Même si c'était egocentrique, la seule phrase qui pouvait nous faire oublier le désastre futur était bel et bien celle-ci. Une exeption peut-etre a la famille du scientifique voisin, qui bnous contradisait "Mais non voyons ! Il faut tout simplement se dire que c'est la vie ! Nous en avons une tout comme le Soleil en a une." Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas convainquant non plus. Tout le voisinage s'entendait, mlagré quelques querelles non-importantes. C'était le but, se soutenir moralement, oublier, vivre un point c'est tout. Tant pis pour les autres pays, qui espèrent toujours, qui continuent a avoir des enfants : on aura eu beau les prévenir, il doit etre trop tard maintenant, d'autres générations sont déja nées...
Jusqu'a ce jour, tout allait bien. Quelques années passèrent et petit a petit, ton angoisse s'empara de toi. Tu n'étais même plus sur de ce que tu faisais, chaque jour que l'on se rapprochait de la catastrophe, même si l'on allait pas la subir et mourrir en paix, tu étais anxieux, hésitais a avancer.
"Chérie...?
-Oui Kusaï ?
-Et si... si on partait ?
-Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes ?
-C'est... c'est trop confu ici, on ne sait même pas si l'Etat dit la vérité sur les générations futures !
-Pourquoi il mentirait ?
-J... je..."
Tu tremblais, tu t'etais trop laissé aller par tes pensées, je te pris dans mes bras.
"On vivra toute notre vie ensemble, on mourra ensemble...
-Non... je ne veux pas mourrir !
-Mais enfin, tu mourras naturellement, la catastrophe ne nous touchera pas !
-Non... NON !"
Tu nous a tous stressés, tu as crées une sorte d'apocalypse autour de la ville, tu as tout chamboulé la tranquillité. La panique est passée de rue en rue, de quartier en quartier, est arrivée a l'echelle nationale, puis mondiale. Petit à petit, les gens sont devenus fous, ils se mettaient des pensés de douleur horribles dans la tête... C'est toi, qui a fait tout ça.
Heuresement, le gentil scientifique était la. Lui aussi, sa famille avait entendue toutes les bêtises et malgré ses pensées positivement vraies, elle ne l'avait pas écoutée. Ensemble, on se réfugia a l'extérieur de tout ca. Nous étions sùrs de nous. La population de Métropolis se dégrada vite, beaucoup émigrèrent vers les pays qui garantissaient un "Avenir grand & heureux". Quelques mois plus tard, les personnes habitant dans la ville se comptaient sur les doigts de la main : ce n'étaient autre que les personnes agées, Kusaï que je protégais et le scientifique, qui lui, n'avait malheuresement pas réussi a retenir sa famille de partir. Nous nous étions réunis place du petit Bar-restaurant, autrefois ca rayonnait de couleurs et de lumières, la petite radio et les papotements ; aujourdh'ui, on entendrait une mouche voler, les maisons sont abandonnées et la poussiere cache la lumiere du Soleil. Au moins 15 ans sont écoulés entre ces deux scenes.
Le scientifique et moi nous soutenons moralement, étant surement les deux seuls "non fous" de ces terres, sans compter les vieux assis en cercle à deux rues plus lointaines. Despérement, je cherchais a tout prix a te retrouver, le Kusaï d'avant, toujours optimiste. Mais tu étais omnubilé par tes pensées sombres, tu avais pali et maigri, ne mangeais plus...Que pouvais-je faire, t'aimer ainsi me faisait tant de mal. Je te gardais en otage pour ne pas rester seule, peut-etre que ta vie aurait été meilleure si je t'avais laissé partir avec le peuple dans d'autres pays..? J'en parlais souvent au scientifique, qui me répondait "La bas, il aurait vécu dans le mensonge, nous avons bien étudié le temps de vie de notre Etoile, dans les autres pays ils mourront en masse dans d'atroce souffrances, seront les plus surpris et horrifiés lors de la Grande Explosion. Tandis que nous, nous tous de ce pays d'ailleurs, avions anticipé. De cette maniere, lorsque la Vague Chaude arrivera, il n'y aura plus personne pour souffrir, mal-mourrir, être horrifié. La était la solution, aux arrières pensées surement morbides, mais la paix et le calme régneront tout de même. Et c'est une chose importante. Parce que tout ceux qui sont partis, ils s'en mordront les doigts !"
Il riait le scientifique, de toutes ses dents, je le regardais dans le moindre de ses gestes qui me rassuraient. Des larmes coulèrent sur mes joues, j'imaginait beaucoup de choses, l'Horreur que vivront ces gens, j'entendais les cris, les enfants...
"Mais tu sais, reprit le scientifique, les gens ne pensent pas tous a la vie après la mort, ca restera un grand mystère dans le commun des mortels. Mourrir en paix et sans souffrance rend l'Ame paisible lorsqu'elle se dégage de notre enveloppe charnelle, mais eux... Ce seront sand-doute des Ames en peine, genées de tout, désagréables. Les gens ne repensent plus a ça, c'est dommage, que ce soit vrai ou non, au moin, ca nous donne des idées, ca nous laisse la bonne conscience dans nos choix et nos projets."
Je le regardais fixement, les yeux brillants, habillé tout en blanc, il resplendissait l'espoir. Maintenant, nous allons vivre, vivre ici oui. Et attendre, une légère impatience en nous, malgré tout...
Kusaï mourru d'une crise cardiaque le 4 Juin Année 1O -8Ms. Sa derniere parole fut a mon attention :
"Les obstacles de la vie ne permettent pas de tenir toutes nos promesses humaines, qui ne sont que paroles envolées de bouches sûres d'elles. Je ne peux pas changer le cours des choses malheuresement, pardonne-moi, Tima."
Le scientifique l'enterra dans le jardin anciennement fleuri de la mairie. Je lui fis mes dernieres prières, un baiser et on le recouvrit de terre sèchée, depuis le temps, tout s'était mélangé a la poussiere. Le scientifique, qui avait bien vieilli en toutes ces années, décéda aussi. Il ne restait plus que moi. Je n'avais pas l'intention de me suicider, je voulais mourrir tranquille. Je m'assis en tailleur, sur un pont surélévé, exposé a la faible lumiere rouge du soleil. Nous n'avions plus vraiment la notion du temps, et je ne sais combien j'ai attendu. Enfin, je me senti vide et légère. Mon corps tomba surement du pont... et la Grande explosion suivit.
La nature fera en sorte que personne ne vive, qu'il y ai enfin cette extermination. Les Humains on vécu, on crées, ils commencaient a s'autodétruire déjà, tout comme chaque vie de chaque espèce, il fallait bien une fin la l'espèce humaine.
7 Juillet année 1O-7Ms. La terre était déserte, poussiéreuse et glaciale. La tour Eiffel n'étais plus, la statue de la Liberté non plus, seules les Grandes pyramides d'Egypte, le cadavre des jardins suspendus de Babylone, le colosse de Rhode... les 7 merveilles du monde etaient intactes et veillaient sur la sphére apaisée.
Ch.R.
Prochainement adapté en cartoon.
Prochainement adapté en cartoon.
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