samedi 23 octobre 2010

Lies Of Abyss I - Le reflet des Souvenirs.

    Février 2023.

"Je m'appelle Alyssa Sears, j'ai 14 ans, bientôt 15. Ma vie est banale, compliquée. Je me suis plusieurs fois demandé a quoi je servai dans ce foutu monde. Ma famille est décomposée, j'étais trop petite pour savoir ce qui s'est passé, mais je sais que mon père est parti. Parti ou mort ? Ma mère ne me dit rien, on se parle peu elle et moi ; ce n'est pas une relation mère fille très fusionnelle vous savez.
Mais heuresement que mon petit frère, Aren, est la. C'est le seul a qui je m'attache, le seul être a qui je peux apporter quelques biens, je l'aide, le console, on se parle, se confie. Apres lui, je n'ai pas d'amis, on me trouve 'trop bizarre' apparemment, puis je n'ai pas beaucoup d'argent, on me juge sur mes vetements, sur ma face trop 'grise et inexpressive'. Et pourtant, ma mère travaille comme elle peu pour nous nourrir.
   Et si je partais ? Avec Aren, on part loin, très loin... Dans un endroit ou il n'y a plus personne, personne a qui on pourrait être une 'charge' en trop, personne n'aurait besoin de travailler dur pour satisfaire nos besoin, oh, ce serait le rêve."

    La jeune fille sort de son collège, a la fin du cours de Mathématiques. Il est 17h15, tout le monde se presse afin de rentrer chez lui, un toit chaleureux et bien chaud, un bon gouter attendant sur la table.
Alyssa elle, ne se presse pas. Elle ne se presse de rien de toute façon: etre en cours a s'ennuyer, ou bien chez elle a ne rien faire, dans son petit appartement sans chauffage. Dans les couloirs, les reflexions habituelles se font entendre. "Eh Alyssa ! C'est vrai que t'es pauvre ?!", ou même "Une vraie clodo ! Elle ne fait rien pour s'arranger en plus !". Malgré cela, il y en a toujours un qui a pitié, un éléve susceptible qui défend les autres, ici un ami proche d'elle nommé Matt : "Arrête, c'est pas de sa faute si elle est pauvre." ce genre de phrase qui fait réfléchir. Défendue ou non, l'adolescente s'en contre-fiche, elle trace son chemin.

 Chez elle, rien ne bouge, même un fantôme n'oserai pas venir, l'endroit est sombre, aussi froid que ses couleurs. Le petit Aren est là, passif dans son fauteuil a regarder la télévision -il ne va pas a l'école, car la plus proche est une école privée, les Sears n'ont pas les moyens ni de payer un privé, ni de faire 24km pour l'école publique la plus proche-. Le malheureux n'a de vie que lorsque sa soeur arrive, vers 17h4O, il sent le courant d'air frais et le pas trainant de sa soeur arriver, amenant avec elle l'ambiance de la grande ville extérieure. "Oh Alyssa ! Ta journée s'est bien passée ?" dit-il en s'efforcant d'être enthousiaste. "Pourquoi tu me demandes ca, alors que tu connais déja la réponse, idiot." Le gamin ne comprend pas, il ne se souvient plus de sa maternelle, il ne sait comment se passe l'école. Chaque soir il demande des nouvelles de sa soeur, espérant un jour qu'elle arrivera souriante, avec une réponse positive. Cela fait des années qu'il espere.
Evidemment, la mere n'arrivera que bien plus tard dans la soirée, tout le monde sera déja couché.
                                                                           {...}
  Aujourdh'ui, nous sommes Samedi. L'appartement 3 pieces est calme, la lumiere se diffuse avec legereté dans la chambre d'Alyssa. Elle dort, même en Week-End elle se leve tôt, jamais fatiguée. Une lueur douce et chaude lui chatouille doucement le nez. Des petits craquement de sol se font entendre, surement est-ce normal ; mais rien ne l'intrigue ni la dérange. C'est le calme presque absolu, le moment ou l'on est dans notre propre monde, un monde qui n'appartient qu'a nous: le rêve. Les craquements se font réguliers, comme si quelqu'un marchait dans la piece. Tout bascule lorsque la porte s'ouvre, puis se ferme, extirpant l'adolescente de son leger sommeil. Elle ouvre les yeux, tourne la tête en direction de sa porte de chambre : celle-ci est entrouverte, mal fermée. Elle se leve, "Aren, Aren c'est toi ?". Pour elle, ca ne peût être que la seule possibilité d'entrée dans sa chambre, sa mère n'a pas pour habitude de fréquenter la chambre de ses enfants, par manque de temps, et qu'elle n'a rien a y faire, ni a y voir, hormis deux lits et une petite armoire. Alyssa se lève, intriguée.
Dans le couloir, personne. Aucun bruit.
"Aren, Aren ? ce n'est pas drôle !"
Aucune réponse physique ou vocale ne se fait entendre.
La salle principale est vide, reste plus que la bibliotheque, contenant le clic-clac de sa mere, une bibliotheque, et l'on peut y entendre le "toc-toc" incessant de la vieille horlange, datant d'on-ne-sait quand. Avec précautions, la jeune fille ouvre la porte, le coeur battant. Petit a petit, elle voit si la piece est vide ou non. Elle aperçois un pied, un genou, une jambe, des murmures... Décidée, elle ouvre brusquement la porte: la surprise est a son comble.
  Alyssa n'est pourtant pas très expressive, mais ce genre de choses la, on ne le voit... même pas a la télévision, encore moins dans la rue, la probabilité que ca arrive chez vous est donc bien inférieure a 1%.
Elle n'en revient pas cette fois-ci. La chose l'a bien eue :
Une jeune fille, aux cheveux blond cendré se tient nue devant elle, elle fixait l'horloge, mais se retourna vers la jeune surprise. Cependant, celle-ci reprit ses esprits, et demanda d'un air imperturbé :
"On peut savoir... ce que tu fais chez moi ? Je ne te connais même pas."
Son adversaire eu un mouvement de recul, pensive. Un leger sourir en coin se fit remarquer du coin de ses levres, qui ne resta pas invisible aux yeux d'Alyssa.
"Pourquoi ce sourir ? Tu es etonnée parce que je n'ai pas peur ?" demanda-t-elle, fière de se comporter ainsi, alors que toute personne normale se serait enfuie en courant. Enfin, la jeune blonde se mit a parler :
"Oui... on peut dire ca comme ça...
-Avec une gamine nue devant moi, je vois pas de quoi j'aurai peur ! pouffa Alyssa, modestement.
-Tu as tord, rétorqua l'autre. Tu ne sais pas ce que tu dis.
-Bref, passons aux choses sérieuse, déclara Alyssa, vexée de ne pas faire plus d'effet. Tu me dis sérieusement ce que tu veux, sinon..."
Sa main se posa sur le téléphone, pas besoin d'en dire plus, la police attend au bout du fil d'être appelée.
"A toi de choisir, continua-t-elle.
-Ce serait dommage si tu faisais ca, vraiment... dommage."
A ce moment précis la jeune fille adressa un regard perçant a l'adolescente, qui se sentit mal d'un coup et prit peur :
"Arrête... la tu me fais peur..."
Le regard etait puissant, envoutant, il la mettait très mal a l'aise.
"ARRETE !"
...

Lies Of Abyss, le déroulement.

 Lies Of Abyss sera une série composée d'environ 5 ou 6 épisodes, tout dépend, durant entre 1O et 15 min chacun.
Il y a plusieurs parties :
Partie I : Reflet
   -Ses yeux refletent la peur
   -Le reflet des Souvenirs.

Partie II : En cours.

Je rajouterai les parties au fur et a mesure >:3