lundi 1 novembre 2010

Le temps du Soleil

"Tu m'avais promis que tu allais toujours veiller sur moi."

    Tu menais ta vie tranquille, dans cette ville de Metropolis. On avait notre petite maison, l'ordre et le calme y regnait. Pourquoi ce doit-etre ce genre de choses qui nous doit etre enlevées ?
   Un beau matin de printemps, tu m'avais demandé en mariage, les yeux brillants et plein d'amour. Normalement, comme dans toutes les vies normales, c'est a partir de ce moment précis que débute la vraie vie. A l'école, on nous avait appris que l'Humanité se dégraderai petit-à-petit, car le soleil commencait déja a rétrécir, pour devenir une naine Rouge, puis exploser. Dix ans sont passés déja, le Soleil rétrécit surement, mais nous avions l'intention tous de finir notre vie. L'Etat du pays nous avait informé de cette catastrophe, et nous avions l'obligation de ne plus avoir d'enfants. Les générations futures ne pourraient rien contre l'explosion du Soleil, et tous mourraient. Les familles savaient qu'elles n'allaient pas avoir de problemes, car la fin était prévue pour dans 12O ans, mais malgré tout, le peuple se faisait enthousiaste et heureux, même s'il n'y aura plus personne apres eux.
   On se disait "Pourquoi s'attrister pour des personnes pas encore nées ?"
Même si c'était egocentrique, la seule phrase qui pouvait nous faire oublier le désastre futur était bel et bien celle-ci. Une exeption peut-etre a la famille du scientifique voisin, qui bnous contradisait "Mais non voyons ! Il faut tout simplement se dire que c'est la vie ! Nous en avons une tout comme le Soleil en a une." Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas convainquant non plus. Tout le voisinage s'entendait, mlagré quelques querelles non-importantes. C'était le but, se soutenir moralement, oublier, vivre un point c'est tout. Tant pis pour les autres pays, qui espèrent toujours, qui continuent a avoir des enfants : on aura eu beau les prévenir, il doit etre trop tard maintenant, d'autres générations sont déja nées...

Jusqu'a ce jour, tout allait bien. Quelques années passèrent et petit a petit, ton angoisse s'empara de toi. Tu n'étais même plus sur de ce que tu faisais, chaque jour que l'on se rapprochait de la catastrophe, même si l'on allait pas la subir et mourrir en paix, tu étais anxieux, hésitais a avancer.
"Chérie...?
-Oui Kusaï ?
-Et si... si on partait ?
-Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes ?
-C'est... c'est trop confu ici, on ne sait même pas si l'Etat dit la vérité sur les générations futures !
-Pourquoi il mentirait ?
-J... je..."
Tu tremblais, tu t'etais trop laissé aller par tes pensées, je te pris dans mes bras.
"On vivra toute notre vie ensemble, on mourra ensemble...
-Non... je ne veux pas mourrir !
-Mais enfin, tu mourras naturellement, la catastrophe ne nous touchera pas !
-Non... NON !"
Tu nous a tous stressés, tu as crées une sorte d'apocalypse autour de la ville, tu as tout chamboulé la tranquillité. La panique est passée de rue en rue, de quartier en quartier, est arrivée a l'echelle nationale, puis mondiale. Petit à petit, les gens sont devenus fous, ils se mettaient des pensés de douleur horribles dans la tête... C'est toi, qui a fait tout ça.
  Heuresement, le gentil scientifique était la. Lui aussi, sa famille avait entendue toutes les bêtises et malgré ses pensées positivement vraies, elle ne l'avait pas écoutée. Ensemble, on se réfugia a l'extérieur de tout ca. Nous étions sùrs de nous. La population de Métropolis se dégrada vite, beaucoup émigrèrent vers les pays qui garantissaient un "Avenir grand & heureux". Quelques mois plus tard, les personnes habitant dans la ville se comptaient sur les doigts de la main : ce n'étaient autre que les personnes agées, Kusaï que je protégais et le scientifique, qui lui, n'avait malheuresement pas réussi a retenir sa famille de partir. Nous nous étions réunis place du petit Bar-restaurant, autrefois ca rayonnait de couleurs et de lumières, la petite radio et les papotements ; aujourdh'ui, on entendrait une mouche voler, les maisons sont abandonnées et la poussiere cache la lumiere du Soleil. Au moins 15 ans sont écoulés entre ces deux scenes.
Le scientifique et moi nous soutenons moralement, étant surement les deux seuls "non fous" de ces terres, sans compter les vieux assis en cercle à deux rues plus lointaines. Despérement, je cherchais a tout prix a te retrouver, le Kusaï d'avant, toujours optimiste. Mais tu étais omnubilé par tes pensées sombres, tu avais pali et maigri, ne mangeais plus...Que pouvais-je faire, t'aimer ainsi me faisait tant de mal. Je te gardais en otage pour ne pas rester seule, peut-etre que ta vie aurait été meilleure si je t'avais laissé partir avec le peuple dans d'autres pays..? J'en parlais souvent au scientifique, qui me répondait "La bas, il aurait vécu dans le mensonge, nous avons bien étudié le temps de vie de notre Etoile, dans les autres pays ils mourront en masse dans d'atroce souffrances, seront les plus surpris et horrifiés lors de la Grande Explosion. Tandis que nous, nous tous de ce pays d'ailleurs, avions anticipé. De cette maniere, lorsque la Vague Chaude arrivera, il n'y aura plus personne pour souffrir, mal-mourrir, être horrifié. La était la solution, aux arrières pensées surement morbides, mais la paix et le calme régneront tout de même. Et c'est une chose importante. Parce que tout ceux qui sont partis, ils s'en mordront les doigts !"
Il riait le scientifique, de toutes ses dents, je le regardais dans le moindre de ses gestes qui me rassuraient. Des larmes coulèrent sur mes joues, j'imaginait beaucoup de choses, l'Horreur que vivront ces gens, j'entendais les cris, les enfants...
"Mais tu sais, reprit le scientifique, les gens ne pensent pas tous a la vie après la mort, ca restera un grand mystère dans le commun des mortels. Mourrir en paix et sans souffrance rend l'Ame paisible lorsqu'elle se dégage de notre enveloppe charnelle, mais eux... Ce seront sand-doute des Ames en peine, genées de tout, désagréables. Les gens ne repensent plus a ça, c'est dommage, que ce soit vrai ou non, au moin, ca nous donne des idées, ca nous laisse la bonne conscience dans nos choix et nos projets."
Je le regardais fixement, les yeux brillants, habillé tout en blanc, il resplendissait l'espoir. Maintenant, nous allons vivre, vivre ici oui. Et attendre, une légère impatience en nous, malgré tout...

      Kusaï mourru d'une crise cardiaque le 4 Juin Année 1O -8Ms. Sa derniere parole fut a mon attention :
"Les obstacles de la vie ne permettent pas de tenir toutes nos promesses humaines, qui ne sont que paroles envolées de bouches sûres d'elles. Je ne peux pas changer le cours des choses malheuresement, pardonne-moi, Tima."
Le scientifique l'enterra dans le jardin anciennement fleuri de la mairie. Je lui fis mes dernieres prières, un baiser et on le recouvrit de terre sèchée, depuis le temps, tout s'était mélangé a la poussiere. Le scientifique, qui avait bien vieilli en toutes ces années, décéda aussi. Il ne restait plus que moi. Je n'avais pas l'intention de me suicider, je voulais mourrir tranquille. Je m'assis en tailleur, sur un pont surélévé, exposé a la faible lumiere rouge du soleil. Nous n'avions plus vraiment la notion du temps, et je ne sais combien j'ai attendu. Enfin, je me senti vide et légère. Mon corps tomba surement du pont... et la Grande explosion suivit.
La nature fera en sorte que personne ne vive, qu'il y ai enfin cette extermination. Les Humains on vécu, on crées, ils commencaient a s'autodétruire déjà, tout comme chaque vie de chaque espèce, il fallait bien une fin la l'espèce humaine.

7 Juillet année 1O-7Ms. La terre était déserte, poussiéreuse et glaciale. La tour Eiffel n'étais plus, la statue de la Liberté non plus, seules les Grandes pyramides d'Egypte, le cadavre des jardins suspendus de Babylone, le colosse de Rhode... les 7 merveilles du monde etaient intactes et veillaient sur la sphére apaisée.

Ch.R.
Prochainement adapté en cartoon.

samedi 23 octobre 2010

Lies Of Abyss I - Le reflet des Souvenirs.

    Février 2023.

"Je m'appelle Alyssa Sears, j'ai 14 ans, bientôt 15. Ma vie est banale, compliquée. Je me suis plusieurs fois demandé a quoi je servai dans ce foutu monde. Ma famille est décomposée, j'étais trop petite pour savoir ce qui s'est passé, mais je sais que mon père est parti. Parti ou mort ? Ma mère ne me dit rien, on se parle peu elle et moi ; ce n'est pas une relation mère fille très fusionnelle vous savez.
Mais heuresement que mon petit frère, Aren, est la. C'est le seul a qui je m'attache, le seul être a qui je peux apporter quelques biens, je l'aide, le console, on se parle, se confie. Apres lui, je n'ai pas d'amis, on me trouve 'trop bizarre' apparemment, puis je n'ai pas beaucoup d'argent, on me juge sur mes vetements, sur ma face trop 'grise et inexpressive'. Et pourtant, ma mère travaille comme elle peu pour nous nourrir.
   Et si je partais ? Avec Aren, on part loin, très loin... Dans un endroit ou il n'y a plus personne, personne a qui on pourrait être une 'charge' en trop, personne n'aurait besoin de travailler dur pour satisfaire nos besoin, oh, ce serait le rêve."

    La jeune fille sort de son collège, a la fin du cours de Mathématiques. Il est 17h15, tout le monde se presse afin de rentrer chez lui, un toit chaleureux et bien chaud, un bon gouter attendant sur la table.
Alyssa elle, ne se presse pas. Elle ne se presse de rien de toute façon: etre en cours a s'ennuyer, ou bien chez elle a ne rien faire, dans son petit appartement sans chauffage. Dans les couloirs, les reflexions habituelles se font entendre. "Eh Alyssa ! C'est vrai que t'es pauvre ?!", ou même "Une vraie clodo ! Elle ne fait rien pour s'arranger en plus !". Malgré cela, il y en a toujours un qui a pitié, un éléve susceptible qui défend les autres, ici un ami proche d'elle nommé Matt : "Arrête, c'est pas de sa faute si elle est pauvre." ce genre de phrase qui fait réfléchir. Défendue ou non, l'adolescente s'en contre-fiche, elle trace son chemin.

 Chez elle, rien ne bouge, même un fantôme n'oserai pas venir, l'endroit est sombre, aussi froid que ses couleurs. Le petit Aren est là, passif dans son fauteuil a regarder la télévision -il ne va pas a l'école, car la plus proche est une école privée, les Sears n'ont pas les moyens ni de payer un privé, ni de faire 24km pour l'école publique la plus proche-. Le malheureux n'a de vie que lorsque sa soeur arrive, vers 17h4O, il sent le courant d'air frais et le pas trainant de sa soeur arriver, amenant avec elle l'ambiance de la grande ville extérieure. "Oh Alyssa ! Ta journée s'est bien passée ?" dit-il en s'efforcant d'être enthousiaste. "Pourquoi tu me demandes ca, alors que tu connais déja la réponse, idiot." Le gamin ne comprend pas, il ne se souvient plus de sa maternelle, il ne sait comment se passe l'école. Chaque soir il demande des nouvelles de sa soeur, espérant un jour qu'elle arrivera souriante, avec une réponse positive. Cela fait des années qu'il espere.
Evidemment, la mere n'arrivera que bien plus tard dans la soirée, tout le monde sera déja couché.
                                                                           {...}
  Aujourdh'ui, nous sommes Samedi. L'appartement 3 pieces est calme, la lumiere se diffuse avec legereté dans la chambre d'Alyssa. Elle dort, même en Week-End elle se leve tôt, jamais fatiguée. Une lueur douce et chaude lui chatouille doucement le nez. Des petits craquement de sol se font entendre, surement est-ce normal ; mais rien ne l'intrigue ni la dérange. C'est le calme presque absolu, le moment ou l'on est dans notre propre monde, un monde qui n'appartient qu'a nous: le rêve. Les craquements se font réguliers, comme si quelqu'un marchait dans la piece. Tout bascule lorsque la porte s'ouvre, puis se ferme, extirpant l'adolescente de son leger sommeil. Elle ouvre les yeux, tourne la tête en direction de sa porte de chambre : celle-ci est entrouverte, mal fermée. Elle se leve, "Aren, Aren c'est toi ?". Pour elle, ca ne peût être que la seule possibilité d'entrée dans sa chambre, sa mère n'a pas pour habitude de fréquenter la chambre de ses enfants, par manque de temps, et qu'elle n'a rien a y faire, ni a y voir, hormis deux lits et une petite armoire. Alyssa se lève, intriguée.
Dans le couloir, personne. Aucun bruit.
"Aren, Aren ? ce n'est pas drôle !"
Aucune réponse physique ou vocale ne se fait entendre.
La salle principale est vide, reste plus que la bibliotheque, contenant le clic-clac de sa mere, une bibliotheque, et l'on peut y entendre le "toc-toc" incessant de la vieille horlange, datant d'on-ne-sait quand. Avec précautions, la jeune fille ouvre la porte, le coeur battant. Petit a petit, elle voit si la piece est vide ou non. Elle aperçois un pied, un genou, une jambe, des murmures... Décidée, elle ouvre brusquement la porte: la surprise est a son comble.
  Alyssa n'est pourtant pas très expressive, mais ce genre de choses la, on ne le voit... même pas a la télévision, encore moins dans la rue, la probabilité que ca arrive chez vous est donc bien inférieure a 1%.
Elle n'en revient pas cette fois-ci. La chose l'a bien eue :
Une jeune fille, aux cheveux blond cendré se tient nue devant elle, elle fixait l'horloge, mais se retourna vers la jeune surprise. Cependant, celle-ci reprit ses esprits, et demanda d'un air imperturbé :
"On peut savoir... ce que tu fais chez moi ? Je ne te connais même pas."
Son adversaire eu un mouvement de recul, pensive. Un leger sourir en coin se fit remarquer du coin de ses levres, qui ne resta pas invisible aux yeux d'Alyssa.
"Pourquoi ce sourir ? Tu es etonnée parce que je n'ai pas peur ?" demanda-t-elle, fière de se comporter ainsi, alors que toute personne normale se serait enfuie en courant. Enfin, la jeune blonde se mit a parler :
"Oui... on peut dire ca comme ça...
-Avec une gamine nue devant moi, je vois pas de quoi j'aurai peur ! pouffa Alyssa, modestement.
-Tu as tord, rétorqua l'autre. Tu ne sais pas ce que tu dis.
-Bref, passons aux choses sérieuse, déclara Alyssa, vexée de ne pas faire plus d'effet. Tu me dis sérieusement ce que tu veux, sinon..."
Sa main se posa sur le téléphone, pas besoin d'en dire plus, la police attend au bout du fil d'être appelée.
"A toi de choisir, continua-t-elle.
-Ce serait dommage si tu faisais ca, vraiment... dommage."
A ce moment précis la jeune fille adressa un regard perçant a l'adolescente, qui se sentit mal d'un coup et prit peur :
"Arrête... la tu me fais peur..."
Le regard etait puissant, envoutant, il la mettait très mal a l'aise.
"ARRETE !"
...

Lies Of Abyss, le déroulement.

 Lies Of Abyss sera une série composée d'environ 5 ou 6 épisodes, tout dépend, durant entre 1O et 15 min chacun.
Il y a plusieurs parties :
Partie I : Reflet
   -Ses yeux refletent la peur
   -Le reflet des Souvenirs.

Partie II : En cours.

Je rajouterai les parties au fur et a mesure >:3